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La Belgique contre
la Serbie-et-Monténégro

Du 29 avril au 1er mai, la Belgique affrontera la Serbie-et-Monténégro dans l’espoir de pouvoir jouer les play-offs du Groupe Mondial en septembre. Cette équipe que nous connaissons peu (le dernier face-à-face entre les deux pays remonte à… 1974 !) pourrait s’avérer plus coriace qu’il n’y paraît.

Un peu d’histoire

La Serbie-et-Monténégro est le reliquat de l’ancienne Yougoslavie, une fédération de six républiques formée dans les années 20. Dès sa première participation à la Coupe Davis (1927), elle s’affirme comme une des meilleures équipes européennes (comme dans beaucoup de sports d’ailleurs). De 1936 à 1949, malgré l'instabilité de la région, des joueurs comme Puncec, Palada ou Mitic permettent à la Yougoslavie de se qualifier régulièrement pour la finale zonale (ce qui, pour l’époque, équivaut à être dans les 5 meilleures équipes du monde). Nikki Pilic (dans les années 60) et Zejlko Franulovic (la décennie suivante) permettent au pays de se maintenir parmi les meilleures équipes continentales.

Lors de la création du Groupe Mondial, la Yougoslavie est pourtant reléguée dans la zone européenne et devra attendre 1984 pour se retrouver parmi l’élite. A la fin des années 80, elle atteint même à deux reprises les demi-finales du Groupe Mondial grâce à une solide équipe composée de Zivojinovic, Oresar, Prpic et du tout jeune Goran Ivanisevic.
En 1991, la Yougoslavie est à nouveau en demi-finale mais la Slovénie et la Croatie viennent de déclarer leur indépendance. De tous les joueurs professionnels, seuls Zivojinovic n’est pas Croate et c’est donc accompagné d’une équipe amateur qu’il affronte la France pour une place en finale. Il n’y eut pas de suspens. L’année suivante, la guerre éclate. La Yougoslavie se retire de la compétition.

Elle revient en 1995, mais doit recommencer au plus bas niveau (division III européenne). Au fur et à mesure que le pays se disloque, l’équipe voit partir les meilleurs joueurs bosniaques et macédoniens. Difficile dans ces conditions de construire une équipe. En 2003, la Yougoslavie devient officiellement la "Serbie-et-Monténégro" et, deux ans plus tard, elle retrouve le Groupe I de la zone européenne.

Les joueurs

Sauf blessure, le capitaine (Dejan Petrovic) devrait reconduire l’équipe qui a joué contre le Zimbabwe. Composée de joueurs d'avenir en simple, elle n'a pas perdu le moindre match lors de ses quatre dernières rencontres !

Janko Tipsarevic : Malgré son jeune âge (il est né en 84), Tipsarevic est déjà un joueur expérimenté en Coupe Davis puisqu’il n’avait pas encore 16 ans lorsqu’il fêta sa première sélection. Depuis, il a joué 23 rencontres (19 en simple) et n’a été battu qu’à quatre reprises (mais c’était face à des équipes de seconde zone). Furtivement numéro un mondial en junior (après sa victoire à l’Open d’Australie 2001), il vient de faire son entrée dans le Top 100 mondial à la faveur d’une très bonne année 2004 où il a remporté deux Challengers et a atteint trois autres finales. Il semble capable de briller tant sur terre-battue que sur dur ou en salle. Classé 287e en double, il pourrait être amené à jouer les trois matchs.

Novak Djokovic : Attention, talent ! Djokovic n’a pas encore 18 ans mais il est déjà classé aux alentour de la 150e place. Il a quasiment fait l’impasse sur les tournois juniors pour se consacrer au grand circuit où il compte déjà trois victoires en Futures et deux autres en Challengers (une sur terre et une en salle). Son expérience en Coupe Davis est limitée (3 matchs, tous gagnés) mais l’enjeu devrait le motiver.

Nenad Zimonjic : Il s’agit du plus expérimenté joueur serbe puisqu’il fait partie de l’équipe depuis le retour de la Yougoslavie dans la compétition en 1995. Agé de 29 ans, il n’a jamais été mieux classé que la 176e place en simple malgré quatre victoires en Challengers et un troisième tour à Wimbledon en 1999. C’est en double qu’il s’est surtout fait remarquer ces dernières années, même s’il reste capable de très bien jouer en simple (il a tout de même vaincu Andre Agassi à Sankt Polten l’an dernier). Avec différents partenaires, il a remporté huit tournois ATP et six Challengers et fut surtout finaliste du dernier Wimbledon. Des résultats qui l’ont amené à la 14e place de la spécialité.

Dusan Vemic : Joueur de Challenger qui écume le circuit américain, Vemic est capable d’épauler Zimonjic en double comme il l’a déjà fait à huit reprises en Coupe Davis (sept victoires) mais aussi de remplacer efficacement l’un des joueurs de simple en cas de blessure.

La surface

La dernière rencontre entre les deux équipes datant d’avant la création du Groupe Mondial, il a fallu procéder à un tirage au sort pour savoir où se déroulerait la rencontre et qui pourrait choisir la surface. La chance ne nous a pas sourit mais le choix de la surface ne devrais pas avoir trop d’importance.
En effet, Tipsarevic et Djokovic semblent aussi efficace sur surfaces lentes qu’en salle. Si on regarde les rencontres de ces trois dernières années, la Serbie a très souvent accueilli ses adversaires sur terre, sauf lorsque ceux-ci étaient des spécialistes de la surface. Etant donné les bons résultats d’ensemble des joueurs Belges sur dur et en salle depuis le début de l’année, les Serbes pourraient être tentés de nous accueillir sur terre-battue.

La sélection belge

Le choix de Steven Martens est des plus complexes. La principale inconnue consiste en la personne de Xavier Malisse. Reviendra-t-il sur sa décision de ne plus jouer la Coupe Davis ? Si oui, il est incontestable en simple et pourrait même être sélectionné en double. Sinon, l'équipe sera fort vraisemblablement composée de Gilles Elseneer, Dick Norman et des frères Rochus. Le début de saison catastrophique de Kristof Vliegen l'élimine presque assurément (sauf, peut-être, si les Serbes choisissent de jouer sur terre-battue). Le double sera sûrement décidé en dernière minute car les quatres joueurs peuvent prétendre à le disputer. En simple, Olivier Rochus sera le leader de l'équipe et devrait être épaulé par son frère, Christophe, très bon depuis le début de saison. Evidemment, si la rencontre se joue sur une surface très rapide, Steven Martens pourrait plutôt accorder sa confiance à Dick Norman. Celui-ci a en effet marqué des points importants en remportant, il y a un mois, le plus gros tournoi de Serbie (le Challenger de Belgrade). En quart de finale, il y a battu, en deux sets, un certain... Novak Djokovic.