Menu Jaune
Le site du Tennis Belge
| |
???? Nouvelles | Carnets de Notes | Dossiers | Retrospectives | Interviews | Grands-Chelems
???? Pros | Espoirs | Wheelchair | Belgian Circuit
?????????????????????????? Biographies Pros | Biographies Espoirs
??????????????? Iris Ladies Trophy | Corona Open | Ethias Trophy | Flanders Ladies Trophy | Ladies Trophy | Proximus Diamond Games | Tarkett Open
?????????????????????? Argayon cup | Astrid Bowl | Brussels IJO | Coupe De Borman | International Youth Tournament | Young Champions Cup (Hasselt)
?????????????????????? Top rank cette semaine | Top rank carrière | Titres année en cours | Titres double année en cours

Les favoris pour Roland-Garros

Quasiment invincible depuis le début de la saison sur terre-battue, Rafael Nadal semble idéalement placé pour remporter son premier titre du Grand-Chelem. Mais, comme c'est le cas chaque année, une foule d'outsiders se tiennent prêts à l'en empêcher. Côté féminin, le retour triomphant de Justine Hénin-Hardenne la place comme favorite n°1. Les rares joueuses capables de la faire chuter... parlent presque toutes le Russe.

Le principal favori de l'édition 2005 de Roland-Garros est un joueur qui... n'a jamais mis les pieds à la Porte d'Auteuil. Rafael Nadal n'a effectivement jamais joué le tournoi junior et s'était blessé au printemps, tant en 2003 qu'en 2004. Mais c'est sur d'autres terres qu'il a conquis cette position d'homme à battre. Plus précisément celles de Costa Do Sauipe, Acapulco, Monte-Carlo, Barcelone et Estoril, cinq tournois qu'il a ajoutés à son palmarès depuis le début de l'année. Remporter cinq titres sur terre-battue avant Roland-Garros, seul Thomas Muster avait réalisé cet exploit, en 1995 et en 1996. La première fois, il s'était ensuite imposé à Paris.

Nadal fêtera-t-il son 19e anniversire (le 03 juin, deux jours avant la finale) par une victoire en Grand-Chelem ? Ils seront nombreux à ne pas vouloir lui faire ce cadeau. A commencer par Roger Federer, le numéro un mondial. Même si la terre-battue n'a jamais été sa surface de prédilection, il est loin d'y être maladroit puisqu'il a tout de même remporté cinq tournois sur cette surface, dont trois fois le Masters Series d'Hambourg. Il n'a, en outre, jamais paru aussi confiant à l'approche du grand rendez-vous parisien. Il possède le talent, le physique et l'expérience nécessaire pour remporter le seul tournoi du Grand-Chelem qui manque à son palmarès.

Argentins et Espagnols

Guillermo Coria ne garde certainement pas un grand souvenir de l'édition 2004. Archi-favori, il s'est baladé pendant deux semaines jusqu'au moment où il a mené deux sets à zéro en finale. Le stress et la fatigue lui ont alors coupé les jambes et il a dû laisser le titre à Gaston Gaudio. Nul doute qu'il viendra à Paris avec l'esprit revanchard. Gaudio devra, quant à lui, montrer que cette victoire n'était pas usurpée. Doubler la mise sera difficile mais il pourrait bien jouer les premiers rôles tout de même.

Gustavo Kuerten, Carlos Moya et Juan-Carlos Ferrero ne sont plus vraiment à classer parmi les tout grands favoris comme c'était le cas les années précédentes. De petits pépins physiques les ont fait chuter au classement ces derniers mois. Ils restent pourtant des joueurs difficiles à battre sur terre. C'est d'ailleurs le cas de toute la colonie espagnole et sud-américaine. Les Argentins Canas, Nalbandian et Chela, les Chiliens Massu et Gonzalez et les Espagnols Robredo, Ferrer, Lopez, Verdasco et Costa sont tous capables d'aller très loin.

Ce ne sera pas vraiment le cas de Lleyton Hewitt, Andy Roddick et Marat Safin, respectivement classés 2e, 3e et 4e. L'Australien est blessé et n'a plus joué depuis deux mois (il n'est même pas certain de s'aligner à Paris), l'Américain n'a jamais réussi sur terre-battue européenne et le Russe semble à nouveau dans le creux de la vague. Andre Agassi, par contre, n'a plus semblé aussi bien préparé depuis sa victoire à la Porte d'Auteuil en 1999. Il serait très surprenant de le voir s'imposer à nouveau mais les spectateurs seraient assurément ravis de l'admirer jusqu'en deuxième semaine de ce qui pourrait être son dernier Roland-Garros.

Justine et les Russes

En trois tournois sur terre-battue (dont deux Tiers I), Justine Hénin-Hardenne n'a pas perdu le moindre match. Elle est donc logiquement pointée par tous les observateurs comme la favorite numéro un pour Roland-Garros. Néanmoins, plusieurs facteurs doivent inciter à la prudence par rapport à ce pronostic. Il y a son état de fraîcheur tout d'abord. Dix-sept rencontres jouées en un mois, c'est beaucoup pour elle, d'autant que ses problèmes physiques de 2004 étaient déjà provoqués par une surcharge de matchs. Il y a ensuite son niveau de jeu. Si elle a, par moment, rejoué comme lors de sa victoire en 2003, elle a surtout alterné le chaud et le froid. Rien de très anormal : on ne revient pas après une si longue absence sans manquer de repères. Il y a enfin son mental. Elle a un peu perdu l'habitude des grands matchs et pourrait se laisser submerger par ses émotions.

Au cas où la Namuroise ne réussissait pas son incroyable pari, quelle est la joueuse qui pourrait s'imposer ? Les chances sont grandes que celle-ci se trouve parmi le formidable contingeant russe. Anastasia Myskina, pourtant tenante du titre, ne peut pas prétendre au statut de favorite. Ses résultats depuis sa surprenante victoire lors de l'édition précédente sont en chute libre. La Russe la plus à même de soulever le trophée pourrait être une de celles que Juju a affronté lors de ses trois victoires sur terre-battue, à savoir Elena Dementieva, Svetlana Kuznetsova ou Nadia Petrova. Les trois joueuses ont certainement le talent pour aller au bout mais pourraient pêcher par nervosité comme elles en ont souvent l'habitude.

Actuellement, la meilleure joueuse russe est certainement Maria Sharapova. Déjà gagnante à Wimbledon et au Masters en 2004, elle a acquis, à 19 ans seulement, suffisamment de maturité pour s'imposer partout. Mais la terre-battue ne convient pas très bien à ses frappes à plat. Elle n'a, jusqu'ici, atteint qu'une seule demi-finale sur cette surface.

Amélie, enfin ?

Le public français n'aura, à nouveau, d'yeux que pour Amélie Mauresmo. Il faut dire que, depuis sa finale à l'Open d'Australie il y a six ans déjà, tout le monde la voit un jour remporter ce tournoi. Il est vrai que sa palette de coups s'exprime à merveille sur terre comme elle l'a encore prouvé en remportant le Tier I de Rome. Mais la pression qu'elle se met sur les épaules lors de ce tournoi est tellement importante qu'elle cale tout le temps avant les demi-finales. Cette année, elle s'est entraînée spécifiquement avec Yannick Noah dans le but d'arriver plus à l'aise à Paris. A 25 ans et face à la nouvelle vague de très jeunes joueuses, cela s'apparente un peu à une dernière chance pour elle.

D'autres joueuses peuvent avoir quelques prétentions. Serena Williams est toujours capable d'un grand coup comme elle l'a prouvé à Melbourne néanmoins ses dernières prestations n'étaient guère emballantes. Lindsay Davenport est tout de même n° 1 mondiale mais elle n'a jamais caché son aversion pour la terre-battue. Patty Schnyder, demi-finaliste à Berlin et finaliste à Rome est capable de tout... lorsqu'elle ne pète pas les plombs.

Dès lors, la surprise pourrait venir de cette jeune génération venue de l'est. Jelena Jankovic, Tatiana Golovin (Française mais d'origine russe), Dinara Safina, Ana Ivanovic, Nicole Vaidisova, Evgenia Linetskaya et bien d'autres encore seront à surveiller de très près.