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Le "métier" de parents d'espoir du tennis

Dans les loges réservées à l’entourage des champions, il y a presque toujours le coach, bien sûr, mais il y a aussi, très souvent, les parents. Ceux-ci vivent le métier de leur enfant avec beaucoup de passion, parfois trop comme ce fut le cas, par exemple, des pères de Mary Pierce et de Jelena Dokic.
Cette incapacité de ces parents à laisser leur enfant voler de ses propres ailes à l’âge adulte trouve probablement son explication dans l’importance de leur rôle durant la maturation de leur graine de champion. Durant toutes ses années où le jeune espoir n’était personne (tennistiquement parlant), eux étaient déjà là, parfois les seuls à y croire. Souvent les seuls à financer le rêve de leur enfant.
Nous avons demandé à plusieurs parents d’espoirs du tennis belge (d’âge, de région et surtout de parcours très différents) de nous décrire la vie et le « métier » de parents de jeune champion. Nous tenons à sincèrement remercier Michel Bailly (papa de Caroline), Anne et Philippe De Fays (parents de Frédéric), Brigitte et Yves De Vrye (parents de Florence), Luc Van Hyfte (papa de Eveline) et Edwin Vermoezen (papa de Aude) pour leur disponibilité.


Lorsque votre enfant a commencé le tennis, était-ce son propre choix ou l’avez-vous influencé ? Etiez vous, vous-même joueur ou en tout cas amateur de tennis ?

Michel Bailly : Nous habitons 1, avenue du tennis, à deux pas du RTC Fayenbois ! Ma femme joue très bien et, moi-même, j’ai été sélectionné aux entraînements nationaux en scolaires et en juniors dans les années 70. Il était donc difficile d'éviter que nos enfants (Caroline est l'aînée) ne jouent au tennis. Nous leur avons demandé de prendre des cours collectifs sans aucune intention d'en faire des pros ! Il s'est vite avéré que Caro avait des dispositions et aimait jouer au tennis.

Anne et Philippe De Fays : son papa et son grand frère jouent mais c’était son choix. C’est venu naturellement. Nous avons soutenu Frédéric mais nous ne l’avons pas poussé ni influencé.

Edwin Vermoezen : Mon épouse et moi-même étions joueurs amateurs. Mon épouse avait d'ailleurs un terrain chez elle, à la maison. Aude a commencé à l'âge de 5 ans et demi. C'est elle qui voulait jouer car elle avait vu cela à la télévision. Elle a débuté dans le club de sa marraine qui l'y amenait le mercredi après midi. En fait Aude pratiquait le ski sur pistes artificielles depuis l'âge de 3 ans à raison de 3 fois par semaine. L'année où elle a débuté le tennis elle avait fait auparavant 3ème lors d'une compétition de ski en moins de 10 ans.

Luc Van Hyfte : Eveline à commencé à jouer au foot à l'âge de 6 ans à la maison avec son frère et moi-même. J'ai vite remarqué qu'elle avait des capacités physiques intéressantes. Je jouais aussi au tennis et pendant l'hiver, elle a suivit des leçons. On voyait qu'elle avait du talent, mais je n'ai rien forcé. En réalité, elle a commencé la compétition à l'age de dix ans. Je n’aurais pas voulu d’une « star » à l'age de 8 ans.

Brigitte et Yves De Vrye : Nous avons influencé Florence dans le sens où le tennis était pratiqué par toute la famille : parents, grands-parents, frères, cousin (Ndlr : Arnaud Fontaine, son cousin, fut deux fois champion de Belgique dans les années 90). Mais nous voulions surtout qu'elle fasse du sport. Avec un papa prof de gym, elle ne pouvait pas y échapper. Elle en a pratiqué plusieurs (athlétisme, natation, danse classique, entre autres) avant de véritablement faire son propre choix. Nous aurions aimé qu'elle ne se spécialise pas trop vite, mais voilà la fédé passant par-là, il n'a plus été possible de faire autre chose. Le tennis était donc son choix.


Quand vous êtes-vous rendu compte que votre enfant pourrait en faire sa profession ?

Edwin Vermoezen : C'est elle qui s’en est rendu compte lorsqu’en 2002 elle a gagné tous les tournois de sélections nationales et qu'elle est devenue championne de Belgique série "B" à l'âge de 12 ans.

Anne et Philippe De Fays : Quand, à 13 ans, il a obtenu de très bons résultats dans les tournois internationaux de moins de 14 ans.

Michel Bailly : Ce n'est que petit à petit que nous nous sommes rendu compte que Caro pouvait entrevoir une carrière pro. Elle a, en fait, suivi la filière fédérale de A à Z. Le moteur, à la fédé, c'est de rester sélectionnée et de ne pas se faire "virer". Caro a toujours été dans le bon wagon sans être la meilleure mais, au fur et à mesure, elle a dépassé les autres.

Luc Van Hyfte : Pendant l'été 1994 alors qu’elle avait 10 ans, Eveline gagnait son premier tournoi et obtenait un « passeport » pour jouer chez les Filles -12. Elle a gagné beaucoup de tournois et joué une finale chez les -12 puis les masters en septembre. J'admirais déjà son esprit sportif, sa concentration et son jeu offensif très naturel. A l'age de 11 ans, elle ne jouait plus chez les filles mais déjà en Dames 3. Elle y a gagné son premier tournoi en l'absence et de son entraîneur et de moi-même ! Pour moi, c'était le déclic.

Brigitte et Yves De Vrye : nous ne nous sommes pas encore vraiment rendu compte qu'elle pourrait en faire sa profession... Elle non plus d'ailleurs. Qui vivra verra...


En quoi consiste le « métier » de parents de champion ? Votre rôle a-t-il évolué depuis les débuts de votre enfant ?

Anne et Philippe De Fays : En fait, ça regroupe plusieurs métiers : manager, chauffeur, banquier, psychologue … bref, « gérants d’une PME tennis » ! Au fil des années, il a fallu assurer de plus en plus de déplacements, être plus disponibles.

Brigitte et Yves De Vrye : Il a énormément évolué, oui. De simple taxi dans un premier temps, nous sommes passés à entraîneur physique, coach, diététicien, manager. Il fallait organiser les entraînements, trouver des entraîneurs compétents et motivés -pas facile- des « sparring partner », programmer des tournois en Belgique mais aussi à l'étranger, faire les inscriptions, mettre en place toute une cellule médicale (médecin, kiné, psychologue, ostéopathe, podologue), trouver des sponsors, jouer le rôle des agences de voyage pour les tournois à l'étranger.

Edwin Vermoezen : A partir du moment où elle a pris la décision d'aller le plus loin possible en tennis notre rôle était surtout de la protéger, de faire les bons choix à tous niveaux, de la soutenir dans les moments difficiles, de répondre à ses appels, parfois également d'être à sa disposition. Quand elle n'était pas à la fédération nous devions assurer tous les déplacements. Au début les tournois étaient locaux, puis nationaux, puis internationaux ce qui sous-entendait également le bon choix des tournois, les inscriptions, les réservations d'hôtels, les réservations d'avions, etc...
Depuis mars 2003 c'est la VTV qui s'occupe de tout cela de façon très professionnelle. Nous avons régulièrement des réunions avec eux où la communication s'avère très fructueuse.

Michel Bailly : Rien ne nous préparait à vivre cette évolution, il n'y a donc pas de "métier" de parents de champion, c'est du vécu au jour le jour.

Luc Van Hyfte : J’enseigne les sciences et un homme de science est surtout un bon observateur. Mon rôle a donc toujours été surtout psychologique. Le principal était de laisser grandir Eveline dans sa personnalité et son individualité. Je suis sûr qu'il y a un lien entre intelligence et le sport de haut niveau.


Avez-vous une influence sur la manière dont votre enfant aborde un match ou sur son comportement sur le court ? Ecoute-t-il vos conseils (techniques ou autres) ?

Anne et Philippe De Fays : Pour le comportement oui, pour la partie technique ou tactique, c’est le job de l’entraîneur. Depuis quelques années déjà nous tâchons de rester plutôt en retrait et de lui laisser gérer ses matchs lui-même.

Michel Bailly : Dans l'absolu, oui notre influence existe, tant tennistique, que sur son comportement. Même si cela se fait souvent indirectement.

Brigitte et Yves De Vrye : Plus maintenant. C’était vrai quand elle était petite, jusque vers 10-12 ans. Si elle écoute les inévitables conseils que nous lui donnons, elle gère manifestement son attitude, sa stratégie, son match de façon tout à fait personnelle, autonome.

Luc Van Hyfte : Non, j'ai peu d'influence, Eveline est assez intelligente pour gérer tout cela.

Edwin Vermoezen : Nous n'influençons plus notre fille à ce niveau. Des gens beaucoup plus professionnels que nous s'occupent de cela. Nous restons simplement vigilants que tout se passe bien.


Quels sont les moments les plus pénibles lorsqu’on a un enfant qui est un espoir du tennis ?

Brigitte et Yves De Vrye : Les périodes de stagnation, de découragement. Les longs trajets, tous les jours, pour ses entraînements. Tout faire trop vite par manque de temps. Les moyens financiers à trouver pour lui, permettre de continuer (tournois internationaux, équipements, etc.)

Anne et Philippe De Fays : Quand il a du mal à gérer son comportement sur le terrain.

Edwin Vermoezen : Les moments les plus pénibles sont les prises de décision au niveau des changements de structures qui s'occupent d'elle. Depuis qu'elle a commencé, elle n'a changé que trois fois de structure. Lorsque vous sentez que votre fille n'évolue plus (chez Aude ça se remarque très fort car elle n'est plus heureuse), vous devez prendre cette décision. Vous vous demandez, à ce moment, si vous avez fait le bon choix. Jusqu'à présent, cela nous a très bien réussi puisque à chaque fois elle est repartie plus fort.

Luc Van Hyfte : Toutes les intrigues du sport de haut niveau. Le tennis n’est plus un sport élitiste depuis bien longtemps mais il l’est resté au plus haut niveau et ça, ça me gêne.

Michel Bailly : Le plus pénible c'est de voir son enfant faire tout son possible sans atteindre ses objectifs. C'est à ces moments que le réconfort et la confiance que nous plaçons en elle, doivent transparaître.


Quels sont les moments les plus agréables ?

Luc Van Hyfte : Certains matchs ont apporté beaucoup de joie comme lorsqu’elle est devenue championne de Belgique scolaire en simple et en double. Quel bruit dans la voiture après ! La sélection dans l’équipe de Fed Cup cette année contre l’Espagne est quelque chose dont on est très fier aussi.

Edwin Vermoezen : Quand elle gagne et qu'elle est heureuse.

Anne et Philippe De Fays : Les grandes victoires, bien sûr, mais plus généralement de le voir passionné par ce qu’il fait malgré les gros sacrifices à consentir.

Brigitte et Yves De Vrye : Les périodes où notre fille montre sa joie de vivre, son bonheur de jouer, son épanouissement tant physique que mental. La gratitude qu’elle nous témoigne en nous laissant des petits mots gentils.

Michel Bailly : Ce qui nous fait le plus plaisir, c'est de la voir épanouie dans ses résultats sportifs, mais aussi dans sa vie de jeune femme. Toutes ces choses sont évidemment liées dans la joie comme dans la peine, mais c'est aussi ça, la dure loi du sport!!


A quels moments la présence des parents est-elle la plus importante pour un champion en herbe ?

Brigitte et Yves De Vrye : Surtout dans les périodes de défaites. Il faut aider les enfants à relativiser, les soutenir, les encourager...
Il faut aussi veiller à maintenir un équilibre général; avoir une hygiène de vie quotidienne...

Edwin Vermoezen : Quand ils doutent et qu'ils ont un cap ou un objectif difficile à passer.

Anne et Philippe De Fays : Pour l’encadrement parental normal à la maison. Pour lui donner des repères, lui faire garder les pieds sur terre en toutes circonstances.


Est-il arrivé à votre enfant de vouloir tout arrêter ? Comment avez-vous réagi ou comment réagirez-vous si ça devait arriver ?

Michel Bailly : Non, Caro n'a encore jamais soulevé l'arrêt de sa carrière. C'est normal car elle a toujours été dans une spirale ascendante jusqu'à ce jour.

Brigitte et Yves De Vrye : Oui, c’est arrivé. Nous lui avons demandé de prendre quelques heures avant d'arrêter définitivement sa décision, de mettre tous les arguments à plats puis, après en avoir parlé, de décider ou non d'arrêter, sans passion. Nous lui demandions au moins de terminer la saison. Il faut achever ce qu'on a entamé.

Edwin Vermoezen : Non, Aude n'a jamais voulu arrêter. Comme elle dit, le tennis c'est sa vie. Elle a volontairement et de sa propre initiative arrêté toutes ses autres activités où elle excellait également: ski, piano, jiu-jitsu pour consacrer plus de temps au tennis.

Anne et Philippe De Fays : Ca ne lui est jamais arrivé. Si c’est un choix de vie mûrement réfléchi, on comprendra. Si c’est un coup de tête, pas d’accord : il a fourni trop d’efforts et nous aussi pour tout balancer, ce serait du gâchis.


Comment les autres enfants de la famille vivent-ils la réussite de leur frère/sœur ? N’y a-t-il jamais de réaction de jalousie face au temps consacré au jeune champion ?

Edwin Vermoezen : Aude est seule à la maison, mais elle a 17 neveux et nièces qui suivent son évolution avec grand intérêt.

Anne et Philippe De Fays : Ils (une sœur et un frère aînés) sont très fiers de leur frère, mais parfois jaloux non pas de sa réussite mais plutôt du temps et de l’énergie que nous lui consacrons et du fait que le tennis est notre principal sujet de conversation ! Nous tâchons d’être attentifs à garder un équilibre.

Brigitte et Yves De Vrye : Florence étant la plus jeune de la famille, cela n'a jamais posé de problème. En plus, un de ses frères pratique aussi un sport de haut niveau (le badmington). Il n'y a ni jalousie, ni rivalité même si son frère râle parfois parce que le « bad » est moins médiatisé en Belgique que le tennis.
Nous avons toujours essayé de consacrer autant de temps à l'un qu’à l'autre. Nous nous sommes partagés. Tout est question d'équilibre et ils le ressentent assez vite.

Michel Bailly : Nous n'avons pas ressenti de problèmes de jalousie vis a vis de Pauline et d'Arnaud. Il faut dire que c'est Caro qui a dû quitter la maison pour aller vivre pendant six années à Mons, au centre fédéral. C'est donc elle qui a eu le plus de difficultés à vivre cette situation.


Comment avez vous concilié la scolarité de votre fille et la pratique de son sport à un haut niveau ?

Anne et Philippe De Fays : Il gère école et tennis comme un chef ! Il bénéficie d’une part du statut d’espoir sportif belge (21h de cours au lieu de 32 ou 34h), et d’autre part du soutien et de l’aide de ses copains de classe, de ses parents, de son frère et de sa sœur pour récupérer les cours après les tournois. Enfin, il a également la chance d’avoir beaucoup de facilités scolaires.

Michel Bailly : Caro a réussi ses humanités avec le prix du mérite, donc jamais de soucis par rapport à ses études, mais c'est une "bûcheuse".

Edwin Vermoezen : Aude à la chance d'avoir très facile à l'école. Elle a d'ailleurs déjà sauté un an et est passée en 2003 de l'enseignement francophone à l'enseignement néerlandophone sans difficulté. Elle est très structurée et très bien organisée. Elle gère son temps libre avec beaucoup de maturité. Elle terminera normalement ses humanités avant d'avoir 17 ans.

Brigitte et Yves De Vrye : Cela s'est toujours bien arrangé malgré que Flo ait un an d'avance mais cela demande beaucoup de disponibilité (heureusement nous sommes tout deux enseignants).
Il faut profiter de chaque temps libre. Cependant, en fin d'humanités, la charge de travail devient très importante et cela devient difficile à concilier sans un réel aménagement d'horaire. L'idéal à partir d'un certain niveau reste le sport-études aménagé comme elle le suit actuellement à Mons, mais qu'il serait sûrement possible d'organiser un peu partout avec une réelle volonté politique.


Vous êtes-vous préparé à subir une pression importante des médias si votre enfant devient une star ? L’y avez-vous préparé ?

Michel Bailly : les médias ne sont pas un problème pour le moment, mais cela pourrait le devenir car les journalistes m'ont déjà fait dire des choses que je n'avais jamais dites !

Luc Van Hyfte : l'entraîneur est assez professionnel pour l'aider

Anne et Philippe De Fays : Nous n’y avons jamais songé, c’est tout à fait prématuré. Il a déjà été approché par les médias (interviews, reportage), mais sans aucune pression bien sûr.

Edwin Vermoezen : Lorsqu'elle est devenue championne de Belgique série "B" à l'âge de 12 ans et B-15/4 à l'âge de 13 ans elle a goûté à grandes doses à la presse. Là aussi elle a vite compris qu'il y a un temps pour tout. On peut ménager un moment pour la presse mais il ne faut pas que ça passe avant les entraînements.


Comment voyez-vous l'évolution de votre rôle de "parents de champion" dans les prochaines années ?

Brigitte et Yves De Vrye : Depuis cette saison-ci avec énormément de plaisir et de soulagement puisque Florence est rentrée au centre AFT de Mons (l'équipe mise en place cette année par Jacques Leriche est formidable, à tous points de vue) où elle est totalement prise en charge et nous n'avons plus avec elle que des relations parents/enfant!

Anne et Philippe De Fays : Toujours à disposition, mais de moins en moins indispensables

Edwin Vermoezen : Ce rôle ne devrait pas changer. Etre à l'écoute et vigilants. Etre là quand elle a besoin de nous. L'aider dans ses choix mais à sa demande.

Luc Van Hyfte : rester calme et continuer à croire en Eveline, c’est le principal. Enfin, un peu d’aide de la fédération ne serait pas mal non plus !

Michel Bailly : Notre rôle, c'est d'être présent un maximum mais rester discret. En fait, il faut être là à chaque étape, car on évolue dans un monde qui ne pardonne aucune erreur. Il faut toujours tout négocier, tout rediscuter, c'est pour cela que l'encadrement d'un sportif est primordial à sa réussite.