Menu Jaune
Le site du Tennis Belge
| |
???? Nouvelles | Carnets de Notes | Dossiers | Retrospectives | Interviews | Grands-Chelems
???? Pros | Espoirs | Wheelchair | Belgian Circuit
?????????????????????????? Biographies Pros | Biographies Espoirs
??????????????? Iris Ladies Trophy | Corona Open | Ethias Trophy | Flanders Ladies Trophy | Ladies Trophy | Proximus Diamond Games | Tarkett Open
?????????????????????? Argayon cup | Astrid Bowl | Brussels IJO | Coupe De Borman | International Youth Tournament | Young Champions Cup (Hasselt)
?????????????????????? Top rank cette semaine | Top rank carrière | Titres année en cours | Titres double année en cours

Malisse n'a pas fait le poids

Sur trois jours, seuls... quatre matchs ont été disputés dans leur intégralité en raison de la pluie. Ca a suffit à Justine Hénin-Hardenne pour se qualifier en quart de finale et à Xavier Malisse pour faire ses bagages. Mais la gestion médiocre des intempéries soulève beaucoup de questions.

Cette nuit, Xavier Malisse n'a absolument rien pu faire face à Andy Roddick. Alors que son retour de service est un de ses points fort, il s'est montré totalement incapable de relancer le service de l'Américain (monstrueux, il est vrai) avant la fin du troisième set.

C'est ce moment que Xavier choisit pour se ressaisir et obtenir trois balles de break au 8è jeu et deux de plus (qui étaient des balles de set !) au 10è avant d'encore mener 5/3 au tie-break. Rien n'y fit, le réveil du Courtraisien était probablement trop tardif et Roddick était décidé à ne pas s'engager dans un quatrième set (qui se serait joué le lendemain, la troisième manche s'étant achevée après une heure du matin).

C'est donc la huitième fois en huit rencontres que X-Man s'incline face à A-Rod. Il ne lui a d'ailleurs pris que deux sets jusqu'ici. A ce niveau là, ça s'appelle une "bête noire".

Justine en quart

Deux jours plus tôt, Justine Hénin s'était qualifiée pour les quarts de finale pour la première fois de sa carrière au terme d'un match presque parfait. Elle menait, en effet 6/0-5/0 face à Dinara Safina, la petite soeur de Marat Safin, avant de ne s'imposer que six jeux à trois.

De son propre aveu, Justine joue, pour l'instant, le meilleur tennis de sa carrière. Elle ne sait pas encore qui elle devra affronter au tour suivant puisque le match entre Myskina et Pierce, commencé lundi, n'est toujours pas terminé (avantage 7/6-2/0 pour la Russe). Les autres qualifiés pour les quarts de finale sont Jennifer Capriati (face à Dementieva) et André Agassi.

Celui-ci n'est pas apparut sous son meilleur jour mardi, gêné qu'il était, autant par les conditions météorologiques que par le jeu de "chip and charge" de son adversaire Taylor Dent. Multipliant les passings ratés et les sautes d'humeur, il joua ce match dans un mauvais esprit, comme lorsqu'il demanda (et obtint, évidemment) une pause de cinq minutes pour sècher le terrain (quelques gouttes tombaient à ce moment)... en plein milieu du tie-break du premier set alors que Dent semblait se détacher.

On avait l'impression, pendant un moment, de revoir le "sale gamin" qu'il était au début de sa carrière. Agassi s'en sort pourtant bien sur ce match puisque son adversaire fut contraint à l'abandon, pour cause de blessure à la cuisse, après trois sets très serrés (6/7-6/4-7/5).

Il s'en sort d'autant mieux qu'en terminant son match il se ménage deux jours de repos (au moins) à l'amorce d'un week-end qui s'annonce herculéen. En effet, six huitièmes de finale du tableau masculin ne sont pas encore terminés (voire pas commencés comme celui de Federer par exemple). Il restera donc, pour ces joueurs, quatre matchs à jouer en... quatre jours. Sans compter que le ciel new-yorkais pourrait réserver encore quelques mauvaises surprises ce jeudi.

Organisation catastrophique

S'il est évident que l'équipe organisatrice du tournoi n'est pas responsable du mauvais temps, il y a, par contre, de sérieux problèmes dans sa gestion de ces intempéries. Plusieurs points leurs sont reprochés.

Tout d'abord, la programmation est totalement absurde (ils font commencer des quarts de finale féminins avant les huitièmes) et les changements de courts et d'heures que les averses les forcent à effectuer se font sans consultation des joueurs et en les prévenant à la dernière minute. Il y a aussi ce super-saturday, instauré il y a quelques années pour plaire aux toutes puissantes chaînes de télévision. Reculant le tournoi masculin d'un jour par rapport aux autres tournois du Grand Chelem, ce procédé est en grande partie responsable du retard pris depuis trois jours.

Ensuite, il y a ce système de sèchage des courts, d'abord à la raclette puis, carrément, au torchon. Cette technique nécessite une bonne demi-heure alors qu'un système de bâches comme celui existant à Melbourne, Paris ou Londres, met deux fois moins de temps.

Enfin, il y a six ans, ils ont construit un nouveau central énorme, prévoyant d'attirer un nombre plus important de fans plutôt que de choyer ceux existant en créant un central plus petit mais pourvu d'un toit. Pari raté puisque le "stadium Arthur Ashe" est souvent à moitié vide. L'open d'Australie a déjà son central au toit coulissant. Wimbledon et Roland-Garros pensent à l'adopter également. Pourquoi Flushing Meadow reste-t-il à la traîne ?

Manque de respect pour les joueurs et les spectateurs, méthodes de séchage indignes de la première puissance technologique, politique axée sur le profit au détriment de la qualité, l'US Open est devenu depuis longtemps le Grand Chelem le plus mal organisé. Ce tournoi se veut la plus importante compétition tennistique du continent américain, il n'est qu'un sommet... d'amateurisme.