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L’Année 2003 au féminin (5è partie)

Tournée indoor

Le mois de septembre fut tout entier dominé par les Russes. Dementieva s’imposa à Bali et Shangaï, Myskina remporta les tournois de Leipzig et Moscou alors que la jeune Sharapova gagnait son premier titre à Tokyo.

Le tournoi moscovite était la première victoire de Myskina dans un Tier I. Il est vrai que cette épreuve est très souvent la moins relevée de sa catégorie. Pour l’emporter, la Russe n’a rencontré qu’une seule joueuse du Top 10 (Mauresmo) alors qu’à Leipzig, elle dut battre les deux premières mondiales. L’Israélienne Pistolesi parvint même à s’y qualifier pour les demi-finales, bénéficiant de la défaite prématurée de Capriati, n° 1 du tableau, contre Bovina.

Mais, alors qu’il semblait de plus en plus évident qu’on ne reverrait plus les sœurs Williams sur un court en 2003, tous les yeux étaient tournés vers le duel belgo-belge pour la première place mondiale. Kim Clijsters marqua d’ailleurs un premier point en remportant le tournoi de Filderstadt et en battant Justine Hénin-Hardenne en finale.

La finale du Tier I de Zurich aurait dû constituer une revanche mais Kim tomba en demi-finale, victime d’un coup de fatigue et d’un retour en forme de Jelena Dokic. Justine ne se fit pas prier pour remporter le tournoi, son 4è Tier I de la saison (après Charleston, Berlin et Montréal).

Dokic fut la surprise de l’épreuve. Avant ce tournoi suisse, la Serbe n’avait plus remporté deux matchs d’affilée depuis Wimbledon ! A Zurich, elle a enchaîné des victoires sur Rubin, Stevensson, Schnyder et donc Clijsters.

La victoire de Justine lui permettait de prendre pour la première fois la place de numéro 1 mondiale et de se placer de manière idéale pour conserver celle-ci jusqu’à la fin de l’année. En effet, malgré son forfait pour le tournoi de Linz la semaine suivante et la victoire de Kim à Luxembourg, une demi-finale au Masters lui suffisait pour terminer 2003 au sommet de la hiérarchie.

Masters

Et la Rochefortoise y assura le service minimum. Fatiguée par cette longue saison et grippée, elle ne put combattre avec les mêmes armes mais parvint tout de même à atteindre cette demi-finale synonyme de première place mondiale. Elle livra tout d’abord un nouveau combat de titan pour vaincre Myskina avant d’écraser une Capriati encore plus éprouvée qu’elle. Assurée de sa qualification, elle ne joua pas son dernier match à 100% et le perdit face à Sugiyama. Ce fut toutefois insuffisant pour la remettre totalement sur pied pour la demi-finale et le jeu physique de Mauresmo finit par venir à bout de sa résistance.

Kim fut à la fois la grande perdante (pour la première place mondiale) et la grande gagnante de la semaine puisqu’elle remporta le tournoi. Impressionnante lors de ses deux premiers matchs face à Dementieva et Rubin, la Limbourgeoise eut toutes les peines du monde à vaincre Mauresmo avant de se faire une grosse frayeur en demi-finale face à une Capriati revigorée. Avec un set et un break de retard, elle était au plus mal avant que l’Américaine ne s’effondre complètement et ne marque plus un jeu. En finale, Kim ne fit plus dans le détail et ne laissa que deux jeux à Mauresmo.

Voir la Française en finale était une surprise, surtout que tout avait failli s’arrêter bien plus tôt pour elle. Défaite par Rubin le premier jour, puis par Clijsters, elle n’avait plus son sort en main dans la poule. Une victoire de l’Américaine sur Dementieva aurait poussé Mauresmo vers la sortie. Le match se joua… à un point puisque Rubin se procura une balle de match, de qualification pour les demi-finales, avant de s’incliner en trois sets.

Fed Cup

Privée de nos deux championnes, fatiguées et brouillées, la Belgique n’avait pas à attendre grand chose de la phase finale de la Fed Cup. Et pour cause, toutes les autres équipes possédaient au moins deux joueuses du top 50 en simple et une du top 10 en double. Els Callens, notre seule représentante de niveau international, était respectivement 73è et 29è de ces deux classements !

Face à une équipe américaine privée de ses cinq meilleures joueuses (mais les Etats-Unis restent compétitifs même avec leur équipe C), tout allait très mal commencer avec une défaite sèche de Els Callens contre Lisa Raymond dans le match qu’on espérait gagner. La suite allait être plus heureuse.

Grâce surtout à Kirsten Flipkens, numéro 1 chez les juniores mais seulement 375è mondiale, qui résista pendant plus de trois heures à Meghann Shaughnessy, 17è, et obtint même une balle de match avant de s’incliner. Très sûre d’elle, réalisant quelques superbes points, l’Anversoise montra toute l’étendue de son talent dans un match qui marquera, à coups sûrs, un tournant dans sa carrière.

Le lendemain, Callens domina une Shaughnessy exténuée mais Elke Clijsters, remplaçant Flipkens fatiguée, ne put rien face à Lisa Raymond. Le double, pour du beurre, permit à Elke et à Caroline Maes de réaliser un rêve de gosse en croisant le fer avec Martina Navratilova.

L’autre demi-finale était, en fait, la finale avant la lettre puisque les formations russes et françaises étaient au complet. C’est au bout du suspens que Mary Pierce allait apporter le point de la qualification face à Zvonareva mais c’est Amélie Mauresmo, décidément très en forme en cette fin de saison, qui fut le maître d’œuvre de cette victoire puisqu’elle remporta ses deux simples face à Zvonareva et Myskina. Cette dernière avait auparavant battu Pierce à l’arraché.

En finale, le suspens fut de courte durée. La formation française, nettement supérieure à l'Américaine, ne connut aucune difficulté pour s’imposer 3/0. C’est Mauresmo qui apporta le point de la victoire, la deuxième pour la France après le succès de 1997.

Ce tour final fut, en général, assez morne et conclut assez tristement une saison qui fut pourtant belle. Jouée dans une salle quasiment vide (alors qu’en Belgique, le soutient populaire était quasiment assuré) et avec seulement trois des dix meilleures joueuses mondiales (neuf d’entre elles auraient pu être présentes), la Fed Cup est une compétition moribonde. Elle ne survivra que si l’ITF applique une politique plus sérieuse en matière de choix des lieux de rencontres et de programmation. C’est le seul moyen de faire revenir les joueuses du top. Encore que, pour réunir à nouveau Kim et Justine dans une même équipe, il faudra très certainement beaucoup plus que cela.