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L’Année 2003 au féminin (1re partie)

Australian Open

L’année 2002 a été celle de tous les exploits pour Serena Williams. Vainqueur de Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open, elle semblait intouchable, y compris pour sa sœur, finaliste de ces trois épreuves. Sa suprématie fut toutefois légèrement ébranlée lorsqu’elle s’inclina face à Kim Clijsters en finale des Masters. Etait-ce un léger faux-pas dû à la fatigue ou le signe d’un début de changement ? Toujours est-il que l’Américaine avait à cœur de prouver, lors de l’Open d’Australie, qu’elle était toujours, et de loin, la meilleure joueuse de la planète.

Arrivée en confiance après avoir pris sa revanche sur la Limbourgeoise lors de la Hopman Cup, Serena allait s'imposer, à nouveau face à sa sœur. Elle devint ainsi la cinquième joueuse à remporter quatre tournois du Grand-Chelem consécutivement (c’est aussi la première fois de l’histoire que quatre finales d’affilée mettent aux prises les deux mêmes joueuses).
Tout ne fut toutefois pas aisé car elle dû batailler ferme face à la Française Loit au premier tour et, surtout, elle bénéficia de la nervosité de Clijsters en demi-finale. La Belge mena 5/1 dans le dernier set mais ne parvint pas à conclure malgré deux balles de matchs !

Un autre match marqua le début du tournoi, ce fut la rencontre opposant Lindsay Davenport à Justine Hénin-Hardenne. La Rochefortoise, réputée pour son mental et son physique fragile, allait prouver ses progrès dans ces deux domaines en venant à bout de la grande Américaine 7/5-5/7-9/7 après plus de trois heures de jeu. Durant toute la dernière manche, Juju fut atteinte de crampes et finit même par s’effondrer sur le court juste après un service à sept partout. Après s’être fait masser quelques minutes, elle put reprendre la partie et s’accrocha pour l’emporter quelques minutes plus tard. Ce match restera, à n’en pas douter, un tournant dans la carrière de la Belge.

Saison indoor

Davenport se consola la semaine suivante en remportant le premier Tier I de la saison à Tokyo. Dans un tournoi déforcé par l’absence des 5 premières mondiales, l’Américaine allait s’imposer sans surprise face à Monica Seles.

Mais les meilleures préférèrent faire le déplacement en Europe. A Paris d’abord, où Serena allait poursuivre sur sa lancée en remportant le titre face à Amélie Mauresmo. La Française faisait, à cette occasion, sa rentrée après plusieurs mois d’absence. A Anvers ensuite où Venus put soulever pour la deuxième fois la raquette en diamant qu’elle pourra peut-être ramener chez elle si elle gagne encore une des trois prochaines éditions.

L’aînée des Williams ne connut pas la moindre difficulté pour s’imposer en ne laissant que dix-huit jeux en quatre matchs. Pour le public belge, la finale s’était pourtant jouée la veille lors d’une nouvelle rencontre entre Kim et Justine. Une fois de plus, le match allait tourner assez vite en faveur de la Limbourgeoise qui s’imposait pour la 7è fois en neuf rencontres, prouvant qu’elle était bien la meilleure des deux, en salle tout du moins.

Retour sur dur

Les Williams prirent alors un petit peu de repos, ce qui permit à nos deux championnes de montrer qu’en l’absence des deux premières joueuses mondiales, elles étaient bel et bien les meilleures.

Justine s’imposa tout d’abord à Dubaï après deux matchs extraordinaires face à Capriati (7/5-4/6-6/4) en demi-finale puis face à Seles (4/6-7/6-7/5) en finale. Battre deux de ses « bêtes noires » dans des matchs aussi serrés allait apporter à la Rochefortoise la confiance en elle qui lui manquait et qui allait lui servir pour le reste de la saison.

Ce fut ensuite à Kim Clijsters de se montrer dominatrice. A Scottsdale, elle échoua en finale, après avoir servi à 6/3-5/4, contre sa partenaire de double Aï Sugiyama. Ce fut d’ailleurs un week-end inoubliable pour celle-ci puisque, en raison des intempéries, elle dut jouer 4 matchs (demi-finales et finales du simple et du double) le même jour et… les remporta tous les quatre.

Ensuite, la Limbourgeoise allait remporter son tout premier Tier I à Indian Wells. Après une première semaine plutôt difficile où elle fut inquiétée par Zuluaga, Schiavone et Dechy (qui lui prit même un set), elle termina le tournoi en roue libre face à Rubin, Martinez et Davenport. La surprise du tournoi vint de la jeune Russe Zvonareva, qualifiée pour les quarts de finale, ainsi que du retour de Conchita Martinez, qui profita d’un tableau dégarni pour se faufiler en demi-finale.

Mais Serena allait prouver qu’elle était toujours la reine en s’imposant à Miami face à Jennifer Capriati (qui réussissait là son meilleur résultat depuis plusieurs mois !) Hormis un set perdu en finale, la n° 1 mondiale domina assez facilement toutes ses adversaires. En demi-finale, pour ce qui devait être la revanche de l’Open d’Australie, Kim Clijsters ne put lui prendre que cinq misérables jeux.

Venus, par contre, montra quelques signes de fatigue. Légèrement blessée, elle s’inclina face à Meghann Shaughnessy dès les huitièmes de finale. Justine Hénin-Hardenne s’arrêta quant à elle en quart de finale face à une super Chanda Rubin qui ne lui laissa que cinq jeux (après avoir déjà étrillé Mauresmo en huitième). Juju ne le savait pas encore mais c'était le seul tournoi de l’année dont elle ne joua pas les demi-finales.