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Les favoris de Roland (dames)

Il est toujours plus facile de sortir un petit nombre de favoris dans le tableau féminin étant donné le gouffre qui existe entre les meilleures et les autres. C’est encore le cas cette année où elles ne seront pas plus de 5 ou 6 à pouvoir prétendre à la victoire finale.

Serena Williams sera bien entendu de celles-là. Quasiment intouchable lors des quatre dernières levées du Grand Chelem, elle dispose d’une avance considérable sur ses poursuivantes au classement mondial. Néanmoins, elle a semblé être un peu moins concentrée sur son tennis ces deux derniers mois. On l’a vu perdre des matchs (contre Hénin-Hardenne à Charleston, contre Mauresmo à Rome) où elle paraissait être à côté de ses pompes. Il reste que pour un événement comme Roland-Garros, elle sera certainement à nouveau au top de sa concentration et aussi difficile à battre que l’été passé.

Sa sœur Venus ne s’est plus mise en évidence depuis un petit bout de temps non plus mais c’est essentiellement dû à une blessure. Elle avait pourtant prouvé en début de saison qu’elle avait encore de la marge sur les autres en battant Kim Clijsters facilement à Anvers. En admettant qu’elle soit au top de sa forme en arrivant à Paris, elle aura tout de même encore du mal à aller au bout étant donné que la terre battue n’a jamais été sa surface favorite.

Williams versus Belgium

Les absences répétées des deux sœurs ces derniers mois ont laissé la porte ouverte à nos deux compatriotes qui se sont partagées quatre des cinq Tiers I de la saison. Justine Hénin-Hardenne a remporté les tournois sur terre battue de Charleston et de Berlin en battant à peu près tout le monde, ce qui fait d’elle une des principales favorites pour Roland-Garros. Les autres joueuses se sont d’ailleurs accordées pour dire qu’elle est, actuellement, la meilleure joueuse du monde sur cette surface. Elle s’en est tout de suite défendue par voie de presse mais c’est probablement plus pour éviter de se mettre la pression que par réelle conviction. Il faut dire que le jeu qu’elle a déployé ces dernières semaines, aussi spectaculaire qu’efficace, a tout pour lui permettre de réaliser son rêve de gamine : remporter la Coupe Suzanne Lenglen. Il faudra pour cela que ses nerfs ne la trahissent plus dans les plus mauvais moments.

Kim Clijsters a également quelques arguments à faire valoir. Finaliste à Berlin (où elle obtint 3 balles de matchs contre Justine) et vainqueur à Rome, elle a montré de sérieux progrès sur terre. Avec sa rage de vaincre, la qualité de ses frappes de fond de court et son étonnante souplesse physique, elle a tout pour soulever le trophée elle aussi. Le tirage au sort l’a plus ou moins épargnée puisque autant Serena que Hénin-Hardenne et Mauresmo se retrouvent dans l’autre partie de tableau. Au moment de la finale, ça pourra avoir de l’importance de ne pas avoir eu de matchs difficiles auparavant.

Les outsiders.

Est-ce à dire que la course au titre se résumera à un duel entre nos deux stars et les sœurs Williams ?

Non, évidemment. Ces dernières semaines ont démontré que certaines joueuses ont les qualités pour faire tomber ce quatuor, à commencer par Amélie Mauresmo. Absente des courts pendant toute la fin de la saison dernière à cause d’une vilaine blessure, elle a profité de la saison sur terre battue pour se refaire une santé. Vainqueur à Varsovie (sur abandon de Venus), demi-finaliste à Berlin et finaliste à Rome (où elle a battu Serena), elle a emmagasiné une forte dose de confiance et arrivera à la porte d’Auteuil gonflée à bloc. Malgré cela, on ne peut pas la mettre dans le camp des favorites car elle a montré lors des deux dernières éditions qu’elle avait du mal à supporter la pression qui pèsera de nouveau sur ses épaules tant l’attente du public français sera grande.

Jennifer Capriati sera à surveiller également. En chute libre entre l’US Open et l’Open d’Australie, elle s’est bien reprise depuis en atteignant la finale à Miami ainsi que quatre autres demi-finales. Elle aura donc suffisamment de confiance pour espérer réaliser le même parcours qu’en 2001. La confiance, justement, il n’en sera pas tellement question dans le chef de ses compatriotes Lindsay Davenport (dont les résultats sont en demi-teinte depuis trois moins), Monica Seles (qu’on n’a jamais vu aussi proche de la retraite) et Chanda Rubin qui, bien que revenue dans le top 10, n’est pas très à l’aise sur terre.

Il ne faudra pas non plus attendre grand chose de Daniela Hantuchova ou de Jelena Dokic qui ont été tout bonnement inexistantes depuis le début de la saison. Les exploits viendront par contre peut-être de la jeune délégation russe emmenée par Elena Dementieva, vainqueur, avec la manière (en battant Hantuchova, Hénin-Hardenne et Davenport), du tournoi d’Amelia Island, et Anastasia Myskina qui a déjà remporté deux titres cette saison. Derrières elles se profilent une série de jeunes et talentueuses joueuses. Les noms de Elena Bovina, Vera Zvonareva, Svetlana Kuznetsova, Dinara Safina, Lina Krasnoroutskaya, Nadia Petrova ou Maria Sharapova ne vous disent peut-être encore rien mais ça ne saurait tarder. Elles ont entre 17 et 20 ans et sont appelées à jouer les premiers rôles dans les prochaines années.

Deux autres jeunes tenteront de tirer leur épingle du jeu. Il s’agit de la Française Marion Bartoli, sûrement très attendue par le public, et de la photogénique Américaine Ashley Harkleroad, en gros progrès ces derniers mois.

Face à toute cette jeunesse, il restera à Els Callens à prouver qu’elle a encore, à 33 ans, sa place sur le circuit. Etant donné qu’elle sera la plus âgée du tableau et que la terre battue ne lui a jamais vraiment réussi, passer deux tours serait déjà un bel exploit pour elle.