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Interview de Catherine Grotz

En bonne gauchère, Catherine Grotz a, comme arme de prédilection, son service et son coup droit. Déjà lancée sur le grand circuit à 16 ans (elle est née le 10 décembre 1986), alors que les autres filles de sa génération se débattent encore en junior, elle n’a malheureusement pas réussi à obtenir son premier classement WTA. Nous l’avons rencontrée à l’occasion du tournoi de Rebecq et elle a accepté de revenir sur son parcours plutôt atypique.

Quand et comment as-tu commencé le tennis ?

J’ai commencé avec mon frère vers cinq ou six ans à Seraing, là où j’habite. Mais c’est à dix ans que c’est devenu sérieux, quand je suis entrée au pré-centre AFT.

Le pré-centre, qu’est-ce que c’est ?

C’est un groupe d’entraînement pour les tout jeunes. On y travaillait douze heures par semaine, le tennis et le physique.

Et ensuite ?

Ensuite, je suis passée au véritable centre de Mons mais je ne m’y suis pas plue et, après deux ans, j’ai arrêté.

Les résultats ne suivaient pas ?

Si, si, à cette époque, j’ai été vice-championne de Belgique cadette. En fait, je n’ai jamais été première de ma catégorie mais toujours dans le top 3.

Par qui as-tu été entraînée alors ?

Je suis passé sous la houlette de Didier Jacquet et de Jacky Bar (pour le physique) à titre privé. Cela a duré un an puis, comme c’était assez cher, j’ai signé avec le B.A.T.D. et Julien Hoferlin a rejoint mes deux autres coachs.
Il y a un an, j’ai eu l’opportunité d’entrer dans le Pro-team du B.A.T.D., à Bruxelles. J'ai donc arrêté l'école. Je fais maintenant partie de cette équipe qui, outre Hoferlin, est aussi suivie par Michel Bouhoulle et Thierry Meeuws.

Quels sont les autres joueurs de ce « team » ?

On est huit ou neuf mais il n’y a que deux filles : Emilie Bacquet et moi. Sinon, il y a aussi, entre autre, Dimitri Jottier, le récent finaliste des championnats de Belgique de deuxième série, Thomas De Duytsche, Philippe De Buck,…

Tu t’es lancée sur le circuit des $10.000 alors que tu n’avais que seize ans et que tu aurais pu encore jouer deux ans chez les juniors, pour quelle raison ?

C’est le B.A.T.D. qui l’a décidé. Ils estiment que les meilleures de ma génération, surtout les filles de l’est, ne jouent pas en junior et que je progresserai plus vite en les affrontant dans les 10.000 $.

C’est aussi le B.A.T.D. qui t’a permis d’obtenir cette wild-card pour le tournoi de Rebecq ?

Oui, ils sont liés au Tennisland.

Lors du premier tour, tu tombes sur Kristen Van Elden (Ndlr : une Australienne du top 500 et septième tête de série à Rebecq) et tu perds 6/2-6/1. C’est encore un niveau trop haut pour toi ?

C’est clair, elle jouait vraiment bien et assez vite. Moi en plus, j’ai fait un assez mauvais match. De temps en temps, je haussais mon niveau et le jeu s’équilibrait. Puis je recommençais à mal jouer.

Tu étais tendue au début ?

Dans les deux premiers jeux, oui. J’ai d’ailleurs fait beaucoup de fautes. Ensuite, ça allait mieux.

Après Rebecq, tu continues les $10.000 ?

Non, nous ne savions pas que la WTA interdit aux jeunes de 16 ans de jouer plus de dix tournois ITF par an. J’ai déjà atteint la limite et Rebecq est donc mon dernier $10.000 de l’année.

Que vas-tu faire à partir de septembre ?

Je ne sais pas, mon avenir est assez incertain. Je ne suis même pas sûre de rester au B.A.T.D. car c’est assez difficile financièrement. Il est possible que je reprenne l’école, je vais aussi peut-être refaire quelques tournois juniors.

Pour quelle raison ?

C’est encore pour des raisons d’argent. Les Grades 1 juniors offrent l’hébergement, pas les $10.000. En plus, il est plus facile d’attirer l’œil des sponsors lorsqu’on est top 30 junior que lorsqu’on est 1000e à la WTA.

Et quand reprendras-tu le grand circuit ?

Après mon anniversaire, en décembre. Je pourrai alors jouer treize tournois en douze mois. Mais je les ciblerai un peu plus. Au lieu de courir à gauche et à droite, je resterai dans les environs de la Belgique.

Avec quel objectif ?

J’aurais aimé avoir déjà un classement cette saison, peu importe lequel. C’est loupé. Mais je continue à viser les alentours de la 800è place mondiale l’année prochaine. Je pourrai ainsi entrer plus facilement dans les différents tableaux.