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Les favoris pour Londres

 

Comme chaque saison, une fois l’ocre éliminée de ses semelles, Rafael Nadal devrait laisser le leadership du circuit à Novak Djokovic et Roger Federer. Ces deux-ci seront donc les favoris dans le tableau masculin de ce Wimbledon 2019. Côté féminin, la nouvelle reine du circuit Ashleigh Barty partira en pole position. Mais elle devra se méfier de Serena Williams, toujours dangereuse sur gazon.

Années après années, la désignation des têtes de série fait polémique à Wimbledon. Cette édition ne fait pas exception suite à la nomination de Roger Federer comme favori n°2, ce qui n’a pas du tout plu à Rafael Nadal. Le Majorquin ne doit pourtant s’en prendre qu’à lui-même car le calcul des têtes de série est connu de tous et en ne disputant pas de tournoi préparatoire (largement pris en compte dans ce calcul) ces deux dernières années, il s’exposait à ce désagrément. Finalement, il y a eu beaucoup de bruit pour rien car Nadal et Federer se retrouvent quand-même tous les deux dans la partie basse du tableau, laissant un tableau plus ouvert (sur le papier) à Djokovic.

Le Serbe partira de toute façon avec les faveurs des pronostics dans la défense de son titre. Même s’il n’a pas énormément brillé depuis sa victoire à l’Open d’Australie en janvier, il a retrouvé du poil de la bête en fin de saison sur terre et est de toute façon très compliqué à battre en Grand-Chelem. Son jeu de relance fait merveille sur gazon et il a soif de revanche après sa demi-finale de Roland-Garros perdue 7/5 au dernier set. Il évite en plus de rencontrer ses deux grands rivaux avant la finale donc tout se présente parfaitement pour lui. C’est en fait en quart de finale qu’il pourrait connaître son plus gros test.

Avec ses huit titres à Londres, Roger Federer est incontestablement le maître des lieux, même s’il ne s’est imposé que deux fois cette décennie. Bien sûr, avec un joueur de 37 ans, la récupération sera la clef s’il veut s’imposer une neuvième fois (et égaliser le record de Martina Navratilova). Il sera intéressant de voir comment il a digéré sa saison sur terre-battue qu’il n’avait pas disputée en 2017-2018. Sa victoire à Halle est déjà un élément de réponse. Il pourrait donc retrouver en demi Rafael Nadal. Vainqueur deux fois à Wimbledon (2008 et 2010), l’Espagnol a eu bien des difficultés à y évoluer à son meilleur niveau entre 2012 et 2017, n’atteignant pas le moindre quart de finale. L’an dernier, par contre, il est passé à un cheveu de la victoire en demi contre Djokovic. Il serait donc imprudent de ne pas le considérer comme un client dangereux. On sait qu’il n’aime pas jouer en condition indoor donc la météo aura une importance considérable sur son parcours.

Derrière les trois monstres

Comme à Roland-Garros, Alexander Zverev et Stefanos Tsitsipas mèneront la charge des outsiders. L’Allemand est toutefois toujours à la recherche d’un premier grand coup en Grand-Chelem et, à 22 ans, il est temps qu’il franchisse ce cap. Il hérite du quart de tableau le plus dégagé donc ça pourrait être pour cette fois. Le Grec semble également armé pour aller loin, même s’il manque encore de références sur gazon. Il pourrait croiser la route de Novak Djokovic pour un quart de finale qui s’annonce explosif… à moins qu’il ne trébuche sur David Goffin au tour précédent. Même s’il est un peu en retrait depuis le début de l’année, il faudra également se méfier de Marin Cilic, toujours dangereux sur herbe, et qui pourrait se retrouver sur la route de Rafael Nadal en huitièmes.

Le double finaliste de Roland-Garros Dominic Thiem est nettement moins à l’aise sur gazon. Il s’était bien imposé à Stuttgart en 2016, en battant Roger Federer tout de même. Mais depuis, il n’a que rarement brillé sur cette surface, faisant même l’impasse sur les tournois de préparation cette saison. Kevin Anderson, le finaliste 2018, se retrouve propulsé à la place de 4e tête de série, principalement grâce à ce résultat obtenu il y a 12 mois. Mais depuis, il a multiplié les pépins physiques et n’a pas du tout joué au printemps. Son retour au Queen’s n’a pas été vraiment emballant et il affrontera un spécialiste de la surface, le Français Pierre-Hughes Herbert, au premier tour. La chute pourrait faire très mal. S’il passe cet écueil, il devra affronter en huitièmes soit un autre ancien finaliste Milos Raonic, soit Stan Wawrinka.

Enfin, outre Zverev et Tsitsipas, la nouvelle génération sera emmenée par un Nick Kyrgios capable du pire comme du meilleur. Rafael Nadal, décidemment pas gâté par le tirage, pourrait l‘apprendre à ses dépens dès le deuxième tour. On suivra aussi particulièrement les parcours des Canadiens Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov. Ce dernier pourrait affronter, dès le troisième tour, un certain… Rafael Nadal ! Les Russes Daniil Medvedev et Karen Khachanov, le Croate Borna Coric et l’Australien Alex De Minaur seront aussi de dangereux clients.

La nouvelle reine

Roland-Garros était particulièrement ouvert et a donc couronné une joueuse encore vierge de tout titre majeur, Ashleigh Barty. L’Australienne a même enchaîné en s’imposant à Birmingham, s’emparant du même coup de la première place mondiale. Elle a déjoué les pronostics en remportant son premier Grand-Chelem sur une surface sur laquelle elle avait peu de références. Le jeu sur gazon n’a, au contraire, pas de secret pour la nouvelle reine qui avait remporté le tournoi junior à Wimbledon en 2011, à 15 ans à peine. Elle y a également glané le titre à Nottingham l’an dernier. Elle sera donc la principale favorite pour le titre.

Et son adversaire la plus coriace pourrait être Serena Williams. L’Américaine aux 7 titres à Londres est toujours dangereuse sur ces courts. Même lorsqu’elle n’est pas au meilleur de sa forme, comme c’est le cas en ce moment, sa seule qualité de service peut lui permettre d’aller très loin. L’an dernier, elle y avait encore atteint la finale, alors qu’elle revenait de blessure. Bien sûr, avec sa place de 11e tête de série, elle n’est pas protégée et va donc déjà affronter dès les huitièmes de finale Angélique Kerber dans un remake de la finale 2018.

L’Allemande se présentera à Londres dans la peau de la tenante du titre mais n’en sera pas pour autant une des grandes favorites après un début de saison en dents de scie. Elle a connu quelques hauts, dont une finale à Indian Wells, mais aussi de nombreux bas comme sa lourde défaite au premier tour à Roland-Garros. De plus, elle n’aime pas jouer sous pression donc devoir défendre son titre sera sans doute un poids trop important. Double vainqueur du tournoi (2011 et 2014), Petra Kvitova n’a plus atteint la deuxième semaine depuis sa dernière victoire. La surface colle pourtant bien à son jeu mais elle est souvent blessée à cette période-ci de l’année. Son physique sera donc un facteur déterminant de son parcours.

Pour des places d’honneur

Alors que beaucoup prédisaient à Naomi Osaka un long règne après sa prise de pouvoir sur le circuit, force est de constater que la Japonaise a bien du mal à supporter ce statut. Battue au troisième tour à Roland-Garros puis au deuxième à Birmingham elle traine sa nonchalance depuis plusieurs mois déjà. Elle est évidemment encore fort jeune et ce contrecoup est normal dans un début de carrière. Mais il y a peu de chance de la voir relever la tête dès ce mois de juillet. Simona Halep qui avait débuté la saison à la première place, se retrouve désormais septième après avoir perdu son titre à Roland-Garros. Mais la Roumaine est désormais débarrassée de ses tracas physiques et il faudra compter avec son habituelle ténacité, même si elle n’est pas toujours à l’aise sur gazon.

Sans faire de bruit, Karolina Pliskova a réalisé un très bon début de saison qui lui vaut un retour dans le Top 3 mondial. Le gazon n’est pas vraiment sa tasse de thé mais elle y fait des progrès. Kiki Bertens préfère la terre-battue mais elle sait s’adapter au gazon (elle avait atteint les quarts l’an dernier). Ses progrès cette année peuvent lui faire espérer un résultat similaire. Enfin, Johanna Konta sera évidemment suivie par tous les citoyens de sa gracieuse majesté. Elle sera la Britannique la mieux classée des deux tableaux principaux et devra donc gérer pas mal d’attente mais elle a les armes pour briller.

Enfin, comme à Roland-Garros, les nouvelles têtes du circuit pourraient jouer un rôle important. On suivra évidemment avec intérêt le parcours de la finaliste parisienne Marketa Vondrousova même si elle est moins à l’aise sur herbe. Les Américaines Amanda Anisimova et Sofia Kenin, toutes deux dans le Top 30 après un super début de saison, tenteront de confirmer. Enfin, les gagnantes du tournoi junior 2018 et 2016, Iga Swiatek et Anastasia Potapova sont déjà dans le Top 100 à seulement 18 ans. Elles rêvent évidemment de remporter d’autres titres, plus prestigieux encore, du côté de Church Road. Le même rêve que la favorite n°1 Ashleigh Barty.